J'ai longtemps mené deux vies en parallèle : celle de manager en entreprise et celle d'illusionniste. Deux univers que tout oppose, et pourtant fondés sur les mêmes mécaniques : créer du lien, porter un message clair, donner envie d'adhérer à une vision.
Je me souviens d'une réunion où, en pleine journée, un participant s'est endormi. Le soir même, face à un public tout aussi fatigué, des regards impossibles à décrocher. La seule différence ? Ce soir-là, je portais ma casquette de mentaliste. Le contraste était saisissant.
Cette vie d'entreprise, je l'ai vécue de l'intérieur : du marketing produit chez Legrand à l'audit financier chez EY, puis responsable finance corporate chez Boiron, en comité de direction, sur un périmètre de 20 filiales et un contexte international de 60 pays. Je sais ce qu'est une salle qui décroche. Je l'ai vue des deux côtés.
Le jour où j'ai compris, je présentais devant ma direction générale. Une seule slide. Un chiffre, immense : 71. Une question : « à quoi correspond ce nombre ? » Un silence. Puis : « c'est le pourcentage de collaborateurs qui ne se projettent pas dans l'entreprise à cinq ans. » Ce jour-là, le message a été entendu, et retenu.
J'avais compris une chose simple : la forme, c'est le fond qui remonte à la surface. Ce n'est pas une question de temps, c'est une question d'intention. J'en ai fait une méthode, Heart Brain Impact, en croisant vingt-cinq ans d'illusionnisme, quinze ans en entreprise et les sciences cognitives. Formateur certifié, j'en ai fait une méthode transmissible.